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PLF 2027 au Maroc : 21 200 postes regroupés autour de l’Intérieur, de la Défense et des prisons

Le projet de loi de finances 2027 prévoit 21 200 postes pour l’Intérieur, la Défense nationale et l’administration pénitentiaire, sur 33 954 postes directement répartis.

Par Rédaction MOP
Illustration abstraite de la répartition de postes budgétaires entre plusieurs administrations publiques marocaines.
Illustration éditoriale MOP.

Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit la création de 34 454 postes budgétaires dans le budget général de l’État. Ce chiffre figure à l’article 21 du texte publié dans le dossier du ministère de l’Économie et des Finances le 23 octobre 2026. Il décrit des autorisations budgétaires proposées pour l’année à venir, et non des recrutements déjà réalisés, des affectations individuelles ou des agents déjà entrés en fonction.

Le texte concerné est le projet de loi de finances no 60.26. D’après le calendrier parlementaire, il a été déposé à la Chambre des représentants le 20 octobre 2026, puis transmis à la Commission des finances et du développement économique le 23 octobre. Au 26 octobre, les répartitions présentées demeuraient donc des dispositions d’un projet en cours d’examen, susceptibles d’évoluer avant l’adoption définitive de la loi de finances.

Ce que recouvre le total de 34 454 postes

Le total annoncé doit être décomposé avec précision. Sur les 34 454 postes inscrits au budget général, 33 954 sont directement attribués à des ministères et institutions publiques nommément désignés dans le tableau de répartition. Les 500 postes restants ne constituent pas une enveloppe supplémentaire : ils sont déjà compris dans le total et doivent être répartis au niveau central par le chef du gouvernement selon le mécanisme prévu par le projet.

Parmi ces 500 postes laissés à l’allocation centrale, 200 sont réservés aux personnes en situation de handicap. Cette enveloppe ne doit être additionnée ni aux 33 954 postes directement distribués ni au total général de 34 454, puisqu’elle représente précisément l’écart entre ces deux chiffres. Cette distinction fournit aussi le bon dénominateur pour mesurer le poids des dotations attribuées aux trois administrations regroupées ici sous l’appellation éditoriale de secteurs sécuritaires.

21 200 postes pour trois administrations

Le ministère de l’Intérieur obtient la plus importante dotation nommément attribuée dans le tableau de l’article 21, avec 14 200 postes. L’Administration de la Défense nationale en reçoit 5 500, tandis que la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion se voit attribuer 1 500 postes. Additionnées, ces trois lignes atteignent 21 200 postes budgétaires proposés dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027.

Ces 21 200 postes représentent environ 62,4 % des 33 954 postes directement distribués entre les administrations désignées. Ce pourcentage n’utilise pas comme base le total général de 34 454, qui inclut les 500 postes conservés pour une allocation centrale. Il repose sur un regroupement analytique de l’Intérieur, de la Défense et de l’administration pénitentiaire : le texte budgétaire ne les présente pas lui-même comme une catégorie juridique unique intitulée « secteurs sécuritaires ».

La santé parmi les principales dotations

En dehors de ce regroupement, le ministère de la Santé et de la Protection sociale reçoit 5 400 postes dans la répartition principale. Sa dotation est proche, en volume, des 5 500 postes attribués à l’Administration de la Défense nationale, mais demeure nettement inférieure aux 14 200 postes de l’Intérieur. Ces comparaisons portent exclusivement sur les autorisations figurant dans le projet et ne permettent pas d’affirmer que ces effectifs ont déjà été recrutés ou affectés.

Le ministère de l’Éducation nationale apparaît pour sa part avec 364 postes dans le tableau principal. Ce nombre doit être distingué d’une mesure éducative séparée portant sur 600 postes supplémentaires. Sans cette séparation, une lecture rapide risquerait de confondre la distribution générale de l’article 21 avec un dispositif spécifique de régularisation, alors que les données vérifiées indiquent que les 600 postes concernés s’ajoutent au total de 34 454 postes du budget général.

Une mesure distincte pour 600 postes dans l’éducation

La mesure séparée prévoit la création de 600 postes à compter du 1er janvier 2027 afin de régulariser certains fonctionnaires de l’Éducation nationale titulaires d’un doctorat ou d’un diplôme reconnu équivalent. Ces postes ne sont pas inclus dans les 34 454 autorisations du budget général. Ils ne doivent donc pas être confondus avec les 364 postes attribués au ministère dans le tableau principal, ni avec les 500 postes relevant de l’allocation centrale.

La structure des chiffres conduit ainsi à suivre trois ensembles distincts : 33 954 postes directement répartis, 500 postes compris dans le total mais conservés pour une décision centrale, et 600 postes additionnels liés au mécanisme ciblé de régularisation dans l’Éducation nationale. Cette lecture évite de compter deux fois l’enveloppe centrale ou d’intégrer à tort la mesure éducative séparée dans les 34 454 postes annoncés au titre du budget général de l’État.

Un volume inférieur au projet de budget précédent

Le projet pour 2027 affiche 34 454 postes dans le budget général, contre 36 895 postes rapportés pour le projet de budget 2026. La comparaison indique donc un volume global inférieur dans le nouveau projet, même si sa répartition accorde une place prépondérante à l’Intérieur, à la Défense et à l’administration pénitentiaire. Elle compare deux projets budgétaires et ne modifie pas la nature des chiffres, qui restent des autorisations proposées plutôt que des recrutements constatés.

La prochaine étape déterminante sera l’examen parlementaire, notamment d’éventuels amendements en commission ou en séance plénière, puis l’adoption finale de la loi de finances pour 2027. Jusqu’à cette issue, les montants de 14 200 postes pour l’Intérieur, 5 500 pour la Défense, 1 500 pour l’administration pénitentiaire et 5 400 pour la Santé doivent être présentés comme les choix du projet déposé, et non comme des allocations définitivement promulguées.

Sources consultées