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L’UCESA et l’ECOSOCC de l’Union africaine structurent leur coopération à Rabat

L’UCESA et l’ECOSOCC de l’Union africaine ont signé à Rabat un mémorandum destiné à encadrer leurs consultations, le partage d’expertise et de futures initiatives conjointes, sans publier à ce stade de calendrier, de budget ou de premiers projets.

Par Rédaction MOP
Illustration générique d’un accord de coopération institutionnelle fondé sur le dialogue, le partage d’expertise et la collaboration africaine.
Illustration éditoriale MOP.

L’Union des conseils économiques et sociaux et institutions similaires d’Afrique, connue sous l’acronyme UCESA, et le Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine, ou ECOSOCC, ont signé un mémorandum d’entente à Rabat le jeudi 22 octobre 2026. Le texte annoncé vise à structurer et à renforcer la coopération ainsi que la coordination entre les deux organisations consultatives africaines.

Le document a été signé par Abdelkader Amara, président du Conseil économique, social et environnemental du Maroc et président en exercice de l’UCESA, et par Louis Cheick Sissoko, président de l’ECOSOCC de l’Union africaine. La cérémonie constituait également la première activité officielle accueillie au siège du secrétariat permanent de l’UCESA à Rabat.

Des fonctions consultatives complémentaires

L’UCESA rassemble des institutions africaines exerçant des fonctions économiques et sociales consultatives. Elle a pour vocation de favoriser leur coopération, l’échange d’expériences et le renforcement des capacités, tandis que son secrétariat permanent se trouve à Rabat. Le nouvel accord lui offre un cadre de relation avec un organe consultatif directement rattaché à l’architecture de l’Union africaine.

L’ECOSOCC est pour sa part un organe consultatif de l’Union africaine chargé de promouvoir le dialogue et la participation de la société civile aux politiques et programmes de l’organisation continentale. Créé en 2004 en vertu des articles 5(1) et 22 de l’Acte constitutif de l’Union africaine, il dispose d’un secrétariat permanent à Lusaka, en Zambie, et son statut a été révisé en février 2026.

Consultations, expertise et initiatives conjointes

Les mécanismes annoncés comprennent la concertation, le partage d’expertise et le lancement d’initiatives conjointes sur des questions d’intérêt commun. Le mémorandum prévoit aussi des consultations régulières et des activités destinées à resserrer les liens entre les membres des deux institutions. Ces éléments définissent les modes généraux de coopération envisagés, plutôt qu’un programme opérationnel déjà détaillé.

Selon Abdelkader Amara, la mise en commun des expertises devrait renforcer les capacités d’analyse, aider à anticiper les problématiques émergentes et permettre de formuler des propositions susceptibles d’alimenter les discussions au sein de l’Union africaine. Il s’agit d’une ambition assignée au partenariat, et non de résultats déjà mesurés ou de propositions particulières dont le contenu aurait été rendu public.

Des priorités reliées aux agendas africains et mondiaux

Les deux parties ont relié leur rapprochement à l’Agenda 2063 de l’Union africaine, à l’Agenda 2030 des Nations unies et à la Zone de libre-échange continentale africaine. Les domaines d’intérêt mentionnés incluent également la libre circulation, la transition énergétique, l’innovation, la souveraineté alimentaire et l’emploi des jeunes, sans qu’une hiérarchie opérationnelle entre ces thèmes ait été publiée.

L’UCESA a précisé qu’une attention particulière serait portée aux femmes et aux jeunes, notamment dans les domaines de l’emploi, des compétences, de l’innovation et de la mobilité. La gestion durable des ressources en eau figure aussi parmi les sujets cités. Ces orientations élargissent le champ possible de la coopération, mais les comptes rendus disponibles ne leur associent encore ni projets nommés ni objectifs quantifiés.

Accroître la place des acteurs économiques et sociaux

Le partenariat est présenté comme un moyen d’accroître la participation des acteurs économiques et sociaux ainsi que de la société civile organisée aux politiques africaines de développement et d’intégration. Cette orientation correspond aux rôles consultatifs des deux structures : l’UCESA facilite les échanges entre institutions nationales ou similaires, tandis que l’ECOSOCC favorise la contribution de la société civile aux travaux de l’Union africaine.

À ce stade, l’effet vérifiable de la signature réside donc dans la création d’un cadre de coopération et dans l’identification de mécanismes et de thèmes communs. Les informations publiées n’établissent pas que le mémorandum modifie immédiatement des services, des droits, des règles commerciales ou des procédures. Sa portée concrète dépendra des activités qui seront effectivement définies et engagées par les parties.

Ce qui reste à préciser

Les comptes rendus consultés ne publient ni budget, ni source de financement, ni calendrier d’exécution, ni cible chiffrée. Ils ne désignent pas davantage de groupe de travail responsable ou de premier projet commun. En l’absence du texte intégral du mémorandum, sa durée juridique, ses règles de gouvernance et ses éventuelles dispositions de modification ou de résiliation ne peuvent pas être établies.

Les prochains éléments permettant d’évaluer le passage des intentions à l’action seraient notamment la publication du mémorandum signé, l’annonce d’un programme de travail, la programmation de consultations régulières ou la présentation d’une première initiative conjointe dotée de responsabilités, de ressources et d’échéances. En attendant, l’accord doit être compris comme un cadre institutionnel annoncé, et non comme un programme financé ou une réforme déjà mise en œuvre.

Sources consultées