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À Rabat, un partenariat de cinq ans pour renforcer la gouvernance des entreprises familiales

L’Université Internationale de Rabat et l’IEF-Maroc ont conclu un partenariat de cinq ans comprenant des actions de formation, de sensibilisation et un certificat consacré à la gouvernance des entreprises familiales.

Par Rédaction MOP
Illustration générique d’une coopération universitaire consacrée à la gouvernance des entreprises familiales.
Illustration éditoriale MOP.

L’Université Internationale de Rabat et l’Institut de l’Entreprise Familiale-Maroc ont formalisé un cadre de coopération consacré à la gouvernance des entreprises familiales. Signé le 4 novembre 2026 à Rabat, sur le campus de l’UIR à Technopolis, Sala Al Jadida, cet accord est prévu pour une durée de cinq ans. Il associe ainsi le monde universitaire aux enjeux rencontrés par les familles entrepreneuriales et leurs entreprises.

Le partenariat couvre plusieurs formes de collaboration complémentaires : formation continue, conférences ou événements scientifiques, actions de sensibilisation et promotion de bonnes pratiques de gouvernance. Cette architecture ne se limite donc pas à un seul cursus. Elle prévoit également des espaces de partage et de diffusion des connaissances, avec l’objectif déclaré d’aider les entreprises familiales à structurer leur gouvernance et à mieux préparer leur continuité entre les générations.

Un certificat porté par trois partenaires

En parallèle du cadre bilatéral entre l’UIR et l’IEF-Maroc, un accord distinct de mise en œuvre réunit ces deux institutions et l’Institut Marocain des Administrateurs. Il porte sur un certificat en gouvernance des entreprises familiales. La distinction entre les deux textes est importante : le premier organise une coopération globale sur cinq ans, tandis que le second encadre une offre de formation spécifiquement consacrée à cette gouvernance.

Le certificat annoncé est structuré en cinq modules, dispensés sur neuf jours. Le contenu doit notamment traiter des responsabilités des administrateurs, du cadre juridique, des organes de gouvernance et des processus de décision. Il doit aussi aborder les choix stratégiques et financiers, la gestion des risques, le contrôle interne et le financement de la croissance, en réunissant plusieurs dimensions essentielles du pilotage d’une entreprise familiale.

Une formation destinée à plusieurs profils

Le programme s’adresse aux actionnaires, aux membres de familles entrepreneuriales, aux administrateurs et aux dirigeants. Les professionnels qui conseillent les entreprises familiales figurent également parmi les publics visés. Cette diversité correspond à la réalité d’une gouvernance qui implique plusieurs catégories d’acteurs, depuis les détenteurs du capital jusqu’aux responsables chargés des orientations et du contrôle, sans oublier les accompagnateurs intervenant sur des problématiques spécialisées.

Pour ces participants, la structure annoncée offre un parcours centré sur des situations de gouvernance concrètes. Les responsabilités des administrateurs et le fonctionnement des organes de décision y côtoient les enjeux juridiques, stratégiques et financiers. Le risque, le contrôle interne et les modes de financement de la croissance complètent cet ensemble, qui vise à fournir un cadre commun à des personnes exerçant des fonctions différentes dans l’écosystème familial.

Des expertises présentées comme complémentaires

Les partenaires attribuent à chaque institution un rôle particulier. L’UIR et ESADE Executive Education apportent leur expertise académique, tandis que l’Institut Marocain des Administrateurs contribue par son expérience de la gouvernance. L’IEF-Maroc apporte, pour sa part, sa connaissance des problématiques propres aux entreprises familiales. Le dispositif associe ainsi enseignement, pratique des conseils et compréhension des relations entre entreprise, actionnariat et famille.

Selon l’UIR, cette initiative prolonge des programmes de formation liés à la gouvernance développés depuis 2012 et ayant formé plus de 1 200 diplômés. Le président de l’université, Noureddine Mouaddib, a présenté la coopération comme un moyen de renforcer les liens entre la formation universitaire et le monde de l’entreprise, tout en soutenant le développement des compétences professionnelles. Hakim Tazi et Kacem Bennani-Smires ont également été identifiés parmi les intervenants de la cérémonie.

La continuité des entreprises au cœur de l’initiative

Le projet met l’accent sur trois priorités déclarées : structurer la gouvernance, professionnaliser les conseils et préparer la continuité entre les générations. Ces axes donnent au partenariat une portée qui dépasse l’apprentissage de règles formelles. Ils placent au centre la manière dont les responsabilités sont organisées, dont les décisions sont prises et dont une entreprise familiale peut préparer la transmission de son activité et de ses instances.

L’IEF-Maroc a présenté des chiffres selon lesquels les entreprises familiales représenteraient 93 % du tissu entrepreneurial marocain, 65 % de l’emploi et 60 % de la valeur ajoutée nationale. Ces données soulignent l’importance attribuée à ce type d’entreprise dans l’économie marocaine. Elles doivent toutefois être lues comme des chiffres communiqués par l’organisation, les éléments examinés ne précisant ni leur méthodologie ni l’existence d’un jeu de données audité indépendamment.

Des modalités pratiques encore attendues

Les informations disponibles permettent de connaître la durée du partenariat, les institutions associées, l’architecture du certificat, ses principaux thèmes et les profils auxquels il est destiné. Elles ne précisent toutefois pas la date de la première cohorte, la date limite de candidature, les frais, le nombre de places, la procédure d’admission ou le calendrier détaillé des enseignements. Ces modalités devront donc faire l’objet de communications ultérieures.

À ce stade, l’initiative constitue un cadre de coopération et de formation dont les objectifs sont clairement énoncés, mais dont les effets ne peuvent pas encore être mesurés. Il serait prématuré de lui attribuer une incidence sur la survie des entreprises, l’emploi ou la production économique. Son apport vérifiable réside aujourd’hui dans la mise en commun d’expertises et dans la création d’un parcours consacré aux besoins de gouvernance des entreprises familiales marocaines.

Sources consultées