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Omar Hilale réagit aux votes du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental

Après l’échec de deux projets de résolution au Conseil de sécurité, Omar Hilale a répondu au représentant algérien et défendu la position marocaine, tandis que l’avenir du dispositif des Nations unies demeurait incertain.

Par Rédaction MOP
Illustration éditoriale générique d’une salle diplomatique après un vote sans résolution adoptée.
Illustration éditoriale MOP.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a examiné, le 30 octobre 2026, deux projets concurrents relatifs au Sahara occidental et à la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental, la MINURSO. Aucun des deux textes n’a été adopté, ouvrant une période d’incertitude sur la présence de la mission et sur la forme que pourrait désormais prendre l’implication politique de l’ONU.

La Russie a opposé son veto au projet porté par les États-Unis. Le texte russe soumis ensuite au vote n’a recueilli que trois voix favorables, contre une voix défavorable et onze abstentions, alors que neuf votes positifs étaient nécessaires. Ces résultats constituent les principaux éléments procéduraux établis indépendamment, au-delà des interprétations politiques divergentes exprimées après la séance.

Des projets fondés sur deux orientations différentes

Le projet américain envisageait une nouvelle mission politique et présentait une autonomie véritable sous souveraineté marocaine comme la seule solution négociée jugée réalisable. Il prévoyait également une transition qui aurait mis fin à la MINURSO le 30 avril 2027. Cette architecture n’est toutefois pas entrée en vigueur, puisque le projet a été bloqué par le veto russe.

Le projet russe proposait, pour sa part, une prolongation d’un an du mandat de la MINURSO. Son échec signifie que ni ce renouvellement ni le mécanisme proposé par Washington n’ont été approuvés. Les représentants américain, russe et du Polisario ont ensuite livré des explications nettement différentes sur les votes et sur la base qu’ils considèrent acceptable pour un éventuel processus de paix.

Une intervention présentée comme une réponse à l’Algérie

Omar Hilale a pris la parole après les votes. Selon les comptes rendus disponibles de son intervention, le représentant marocain a indiqué qu’il n’avait pas prévu de s’exprimer et qu’il répondait aux propos tenus par le représentant algérien Amar Bendjama. Cette chronologie est étayée par les récits de TelQuel et de Médias24, et non par une transcription officielle lisible fournie dans le dossier de sources.

Hilale a notamment demandé que les personnes vivant dans les camps de Tindouf puissent être enregistrées et identifiées par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Il a accusé l’Algérie de refuser cette opération. Cette affirmation doit être comprise comme une allégation formulée par le diplomate marocain pendant un échange conflictuel, et non comme une conclusion établie indépendamment par les sources disponibles.

L’appel à laisser les résidents partir

Dans la même intervention, Hilale a accusé l’Algérie d’avoir abandonné son autorité à l’intérieur des camps au Polisario et a allégué que la liberté de circulation de leurs résidents était restreinte. Les sources examinées rapportent fidèlement cette position marocaine, mais elles n’établissent pas de manière indépendante les conditions concrètes dans les camps. L’attribution de ces accusations est donc essentielle à leur compréhension.

Le diplomate a affirmé que le Maroc demandait depuis longtemps des retours assortis de garanties internationales et d’une assistance du HCR. Il a ensuite appelé à permettre aux résidents de partir vers le Maroc, le Sahara, l’Europe ou d’autres régions d’Afrique. La formule « laissez-les rentrer au Maroc » résume cet appel, sans transformer en fait vérifié les prémisses avancées par Hilale pour le soutenir.

Aide humanitaire, armement et référence à la Palestine

Hilale a aussi opposé les demandes d’aide humanitaire destinées aux camps à ce qu’il a décrit comme un soutien militaire et des livraisons d’armes au Polisario. Là encore, le dossier vérifié permet de confirmer qu’il a formulé cette accusation, mais pas d’en certifier le fond. Les affirmations portant sur l’armement doivent donc rester clairement rattachées à son discours diplomatique.

Le représentant marocain a par ailleurs rejeté la comparaison établie par Bendjama entre le Sahara occidental et la Palestine. Il a invoqué l’action humanitaire et diplomatique du Maroc concernant les Palestiniens pour défendre sa réponse. En conclusion de son intervention, il a remercié les États-Unis, auteurs du premier projet, ainsi que ses soutiens, et affirmé que le Maroc avait consenti d’importantes concessions pendant les négociations.

Un mandat expiré et des conséquences encore incertaines

La MINURSO avait été créée après le cessez-le-feu négocié par les Nations unies en 1991, afin de surveiller la trêve et d’aider à préparer un référendum. Celui-ci n’a pas eu lieu en raison de désaccords sur l’éligibilité des électeurs. Aucun des textes examinés le 30 octobre n’ayant prolongé le mandat existant au-delà du 31 octobre 2026, la question de la suite opérationnelle restait ouverte.

Le Cabinet royal marocain a interprété le non-renouvellement comme la suspension du processus politique de l’ONU et la fin de la présence de la MINURSO, tout en affirmant que le Maroc demeurait attaché au cessez-le-feu. Cette lecture constitue la position officielle marocaine. Les sources indépendantes confirment l’échec du renouvellement, mais pas toutes les conséquences juridiques ou institutionnelles avancées dans ce communiqué.

Au 31 octobre, les modalités d’un éventuel retrait de la MINURSO et la prochaine étape procédurale de l’ONU n’étaient pas disponibles dans les sources vérifiées. Il serait donc prématuré de présenter comme acquises la disparition immédiate de la mission, la clôture définitive du dossier au Conseil de sécurité ou une solution politique particulière. Une clarification ultérieure des Nations unies demeure nécessaire.

Sources consultées