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Maroc in Mode 2026 place Casablanca au cœur des échanges textiles internationaux

La 23e édition de Maroc in Mode réunit à Casablanca plus de 200 exposants de 25 pays, avec un sommet régional, des accords de coopération et une annonce d’investissement à suivre.

Par Rédaction MOP
Illustration générique d’un salon international du textile à Casablanca, avec tissus, vêtements et machines dans un espace d’exposition.
Illustration éditoriale MOP.

La 23e édition du salon Maroc in Mode a ouvert ses portes le 3 novembre 2026 à la Foire Internationale de Casablanca. L’événement, organisé conjointement par l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement, AMITH, et CEMS-Global USA, se poursuit jusqu’au 5 novembre. Cette programmation installe Casablanca au centre de trois journées consacrées à l’industrie textile et à ses relations commerciales internationales.

Selon les informations communiquées à l’ouverture, plus de 200 exposants venus de 25 pays participent à cette édition. Le salon occupe 8 000 mètres carrés et s’articule autour de sept espaces thématiques couvrant la confection, les marques marocaines, les tissus, les machines et l’innovation, les produits chimiques, les accessoires et les services. Cette organisation offre une lecture étendue des différentes composantes de la filière.

Une plateforme de mise en relation internationale

Maroc in Mode vise à mettre en relation les fabricants marocains du textile et de l’habillement avec des acheteurs internationaux, des marques, des professionnels de l’approvisionnement et des acteurs de l’innovation. La diversité des participants et des espaces présentés permet ainsi de rapprocher l’offre industrielle marocaine des besoins exprimés sur les marchés internationaux, tout en donnant une place aux technologies et aux services qui accompagnent la production.

Le salon met notamment en avant l’approvisionnement auprès de marchés proches, la résilience des chaînes logistiques, la proximité et la durabilité comme avantages commerciaux pour l’écosystème textile marocain. Ces axes donnent au rendez-vous une portée qui dépasse la seule exposition de produits : ils situent le Maroc dans les discussions sur l’organisation des approvisionnements et sur la capacité des filières à établir des relations industrielles plus proches.

Un sommet entre Méditerranée et Atlantique

Le Med-Atlantic Textile Summit a été lancé en marge du salon comme une plateforme de dialogue industriel, de coopération, d’investissement et de partenariats entre les marchés méditerranéens et atlantiques. Son association avec Maroc in Mode complète la dimension commerciale de l’exposition par un espace consacré aux échanges entre acteurs et à l’identification de possibilités de collaboration dans un environnement textile international.

Cette orientation s’est également traduite par la signature de trois protocoles de coopération entre l’AMITH et des organisations professionnelles d’Inde, de Jordanie et de République tchèque. Ces accords illustrent l’élargissement géographique des relations recherchées pendant l’événement. Leur portée concrète devra toutefois être appréciée ultérieurement, à partir des initiatives, projets ou partenariats qui seront effectivement engagés dans leur prolongement.

Le poids économique de la filière marocaine

Les chiffres présentés par l’AMITH pendant l’événement décrivent une industrie textile marocaine regroupant plus de 1 700 entreprises et employant environ 240 000 personnes. La fédération professionnelle évalue son chiffre d’affaires à 66 milliards de dirhams, dont 44 milliards provenant des exportations. Ces données attribuées à l’AMITH donnent une mesure de la place déjà occupée par la filière dans l’activité industrielle et exportatrice du Royaume.

Le ministre de l’Emploi, Abderrahim Chahid, a indiqué que le textile et l’habillement représentent 24 % de l’emploi industriel au Maroc. Il a également précisé que les femmes constituent 63 % de la main-d’œuvre du secteur. Ces proportions soulignent l’importance de l’emploi dans l’évaluation des projets textiles et expliquent pourquoi les annonces industrielles sont observées autant pour leur potentiel productif que pour les postes envisagés.

Un investissement annoncé et des objectifs à confirmer

Le ministre délégué chargé du Commerce, Omar Hejira, a annoncé un investissement textile de 2,3 milliards de dirhams, qui devrait créer 7 000 emplois et orienter 80 % de sa production vers l’exportation. Ces éléments constituent des objectifs annoncés, et non des résultats déjà réalisés. Leur concrétisation devra être évaluée à partir d’informations ultérieures sur le calendrier, l’exécution de l’investissement, les capacités installées et les recrutements effectifs.

L’annonce s’inscrit dans un secteur fortement tourné vers les marchés extérieurs, mais confronté à des enjeux d’intégration. Les présentations d’ouverture ont indiqué que le modèle de confection CMT représente 77 % des exportations textiles marocaines, tandis que les tissus et fils importés couvrent 80 % des besoins de la filière. Ces chiffres, présentés lors du salon, éclairent l’importance stratégique d’une intégration industrielle plus approfondie.

Des perspectives à mesurer après le salon

La combinaison d’une exposition internationale, d’un sommet régional et d’accords professionnels fait de Maroc in Mode un point de rencontre pour les ambitions textiles du Maroc. Les fabricants peuvent y dialoguer avec des acheteurs, des marques, des spécialistes de l’approvisionnement et des innovateurs, tandis que les discussions sur la proximité et la résilience renforcent le positionnement du pays comme plateforme de production et de partenariats entre plusieurs marchés.

Au 4 novembre 2026, aucun bilan final vérifié de fréquentation, de commandes, de transactions ou de réalisation des investissements n’était disponible. Les prochaines informations utiles seront donc celles qui préciseront les contrats éventuellement conclus, la participation définitive et le calendrier d’application des annonces. En attendant ces éléments, l’édition 2026 établit surtout un cadre de dialogue international et rend visibles les capacités, les besoins d’intégration et les perspectives de la filière marocaine.

Sources consultées