Le Maroc aujourd’hui

Finale Maroc–Sénégal 2026 : du match au recours devant le TAS

Par Rédaction LMOS
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La finale de la CAN Maroc 2025 s’est jouée le 18 janvier 2026 à Rabat dans un climat d’une intensité exceptionnelle. Sur le terrain, le Sénégal a battu le Maroc 1-0 après prolongation grâce à un but de Pape Gueye. La soirée a ensuite produit une longue séquence disciplinaire : le Jury d’appel de la CAF a homologué un forfait sénégalais, puis la Fédération sénégalaise a saisi le Tribunal arbitral du sport.

Au 22 août 2026, le dossier n’est pas définitivement clos. Le TAS a enregistré l’appel sous la référence 2026/A/12295 et une audience figure au calendrier du 8 octobre. Pour raconter cette finale honnêtement, il faut distinguer le résultat obtenu sur la pelouse, les décisions successives de la CAF et la procédure arbitrale encore ouverte.

Le parcours du Maroc jusqu’à la finale

Pays hôte, le Maroc a atteint sa première finale de Coupe d’Afrique des nations depuis 2004. En demi-finale, les Lions de l’Atlas ont éliminé le Nigeria après un match nul 0-0 et une séance de tirs au but remportée 4-2.

Yassine Bounou a repoussé deux tentatives nigérianes. Cette qualification a prolongé une campagne portée par une forte attente populaire et par la volonté de retrouver un titre continental remporté une seule fois, en 1976.

Le Sénégal, de son côté, a battu l’Égypte 1-0 grâce à Sadio Mané. Les deux équipes arrivaient donc en finale avec des défenses solides et une expérience importante des matches à élimination directe.

Un match longtemps fermé

La première période a été engagée et équilibrée, avec peu d’espaces. Les deux équipes ont cherché à contrôler le milieu et à limiter les transitions adverses.

Après la pause, le Maroc s’est procuré des possibilités, notamment par Ayoub El Kaabi, sans parvenir à conclure. Le Sénégal a conservé sa structure et sa capacité à accélérer lorsque le ballon était récupéré.

Le score est resté nul au terme du temps réglementaire. La finale semblait se diriger vers la prolongation après une fin de match devenue de plus en plus tendue.

L’interruption qui a changé la soirée

Dans le temps additionnel, une décision arbitrale a déclenché une contestation majeure. Des membres de l’équipe sénégalaise ont quitté temporairement la pelouse avant de revenir et de reprendre le match.

Cet épisode a ensuite été examiné par les organes disciplinaires de la CAF. Il ne faut pas reconstruire chaque intention à partir d’images isolées : les qualifications juridiques relèvent des décisions publiées, pas des commentaires de supporters.

La reprise a permis au match d’aller à son terme sportif. Les questions de règlement ont suivi une procédure différente après la rencontre.

Le but de Pape Gueye en prolongation

À la 94e minute, Pape Gueye a marqué le seul but inscrit sur le terrain. Sa frappe a donné l’avantage au Sénégal, qui a conservé ce score jusqu’au coup de sifflet final.

La CAF a d’abord présenté le Sénégal comme vainqueur 1-0 après prolongation et champion d’Afrique. Ce résultat sportif reste un fait historique de la soirée, même si une décision disciplinaire ultérieure a modifié l’homologation du match.

Le confondre avec le résultat administratif empêcherait de comprendre la suite. Les deux doivent être mentionnés avec leur date et leur autorité.

La première décision disciplinaire du 28 janvier

Le Jury disciplinaire de la CAF a prononcé plusieurs sanctions contre la Fédération sénégalaise, la Fédération marocaine, des joueurs et des officiels. Il a notamment sanctionné le sélectionneur sénégalais et examiné les incidents de la finale.

À ce stade, la réclamation de la FRMF fondée sur les articles 82 et 84 du règlement avait été rejetée. Le résultat sportif n’était donc pas encore transformé en forfait.

Cette décision a fait l’objet d’un appel. Une première décision n’est pas toujours le dernier niveau disponible dans une procédure sportive.

Le renversement du Jury d’appel le 17 mars

Le Jury d’appel de la CAF a annulé la décision disciplinaire sur le point contesté. Il a considéré que le comportement de l’équipe sénégalaise relevait des articles 82 et 84 du règlement de la compétition.

La CAF a déclaré le Sénégal forfait pour la finale et enregistré un résultat de 3-0 en faveur du Maroc. L’appel introduit par la FRMF a été jugé recevable et fondé.

Cette décision constitue le dernier acte publié par la juridiction interne de la CAF sur l’homologation. Elle ne supprime pas les images du match ; elle leur applique une conséquence prévue par le règlement.

L’appel sénégalais devant le TAS

Le 25 mars 2026, le Tribunal arbitral du sport a confirmé l’enregistrement de l’appel de la Fédération sénégalaise contre la CAF et la FRMF. Le dossier porte la référence TAS 2026/A/12295.

La FSF demande l’annulation de la décision du Jury d’appel et souhaite être déclarée vainqueur de la compétition. Le communiqué du TAS décrit l’objet de la procédure sans préjuger de sa solution.

L’existence de l’appel ne signifie ni que la décision de la CAF est suspendue automatiquement, ni que le Sénégal gagnera. Elle signifie que le litige est porté devant l’instance arbitrale compétente.

Où en est le dossier au 22 août 2026

Le calendrier officiel des audiences du TAS mentionne l’affaire pour le 8 octobre 2026. Cette date se situe encore dans le futur au moment de la vérification de cet article.

Aucune sentence finale n’apparaît dans les publications institutionnelles consultées. Les documents circulant sur les réseaux sociaux doivent être comparés au numéro officiel, aux parties et à la base du TAS avant d’être repris.

La formulation exacte reste donc : le résultat de terrain est 1-0 pour le Sénégal, la dernière décision interne de la CAF homologue un forfait 3-0 pour le Maroc et le recours du Sénégal est pendant devant le TAS.

Ce que cette finale dit du football marocain

Au-delà du contentieux, le Maroc a retrouvé une finale continentale et organisé un tournoi d’envergure. Le parcours a confirmé la solidité de l’équipe, la valeur de plusieurs cadres et la capacité du public à créer une forte dynamique à domicile.

La déception de la soirée ne doit pas effacer les limites apparues : difficulté à convertir certaines occasions, pression émotionnelle et besoin d’une réponse collective dans les moments instables.

Ces enseignements sont plus utiles pour l’avenir sportif que la recherche d’une explication unique ou d’un responsable symbolique.

Séparer passion, discipline et preuve

Un supporter peut ressentir injustice, fierté ou frustration. Un article d’information doit néanmoins dater les décisions, nommer l’autorité qui les rend et distinguer un jugement d’une rumeur.

Les insultes visant un pays, un arbitre ou des joueurs n’éclairent ni le match ni la procédure. Elles transforment une rivalité sportive en conflit identitaire et rendent plus difficile la compréhension des faits.

Le sport africain a besoin de règles appliquées de façon lisible, de décisions motivées et d’une information capable de corriger ses propres erreurs.

Une histoire encore ouverte

La finale du 18 janvier restera une nuit majeure pour le Maroc et le Sénégal. Elle contient un résultat sportif, une interruption, plusieurs décisions disciplinaires et un recours international.

Le prochain jalon documenté est l’audience annoncée du 8 octobre. Tant que le TAS n’a pas publié sa sentence, aucun article sérieux ne peut présenter l’attribution du titre comme définitivement réglée par cette instance.

Cette chronologie sera mise à jour lorsque la décision originale sera disponible. D’ici là, les trois niveaux de résultat doivent rester visibles et clairement séparés.

Sources officielles