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France-Maroc : un financement de 100 millions d’euros pour moderniser les ports

L’ANP et l’AFD ont signé une déclaration conjointe concernant un troisième financement de 100 millions d’euros destiné au programme portuaire marocain, avec des priorités de modernisation, de résilience climatique et de décarbonation.

Par Rédaction MOP
Illustration d’un port marocain moderne associant infrastructures portuaires, quais électrifiés, énergies renouvelables et dessalement.
Illustration éditoriale MOP.

L’Agence nationale des ports et l’Agence française de développement ont signé, le 3 novembre 2026 à Rabat, une déclaration conjointe relative à un troisième financement inscrit dans leur partenariat stratégique. D’un montant de 100 millions d’euros, cette opération doit contribuer au programme d’investissement de l’ANP couvrant la période 2023-2030. Elle place la modernisation portuaire et la transition environnementale au centre d’une nouvelle étape de la coopération entre les deux institutions.

L’annonce confirme un financement qui avait été présenté en octobre 2025 comme devant concerner onze ports atlantiques. Cette première description associait déjà l’opération à la modernisation des installations, à leur décarbonation et au renforcement de leur résilience climatique. La couverture actuelle de la signature confirme le montant et plusieurs lieux d’intervention, sans publier la liste complète et définitive des onze ports précédemment évoqués.

Une déclaration signée à Rabat

La déclaration a été signée par Mustapha Farès, directeur général de l’ANP, et Catherine Bonnaud, directrice de l’AFD au Maroc. La cérémonie s’est déroulée en présence de Nizar Baraka, de Philippe Lalliot et d’Abdellatif Zaghnoun. Ces éléments établissent le cadre institutionnel de l’annonce, mais les sources examinées ne détaillent pas la répartition du financement entre les différents projets ou sites susceptibles d’en bénéficier.

La portée de l’acte doit être présentée avec précision. Les informations disponibles parlent d’une déclaration conjointe concernant le troisième financement du partenariat ANP-AFD et d’une enveloppe globale de 100 millions d’euros. Elles ne fournissent toutefois ni calendrier complet de décaissement, ni dates de passation des marchés, ni échéances d’achèvement. La signature confirme donc le cadre financier, sans établir que l’ensemble des travaux envisagés aurait déjà commencé.

Un prêt non souverain sur treize ans

Le financement prend la forme d’un prêt non souverain bonifié d’une durée de treize ans. Il est accordé sans garantie de l’État marocain, une caractéristique importante pour comprendre la structure annoncée. Cette formule rattache directement l’opération au partenariat entre l’ANP et l’AFD, tout en soutenant le programme d’investissement portuaire prévu par l’agence marocaine entre 2023 et 2030, dans les limites des composantes décrites par les sources disponibles.

Pour les lecteurs, cette structure permet de distinguer le montant global des futures allocations opérationnelles. Les 100 millions d’euros constituent l’enveloppe annoncée, mais aucun détail vérifié ne précise encore la somme réservée à chaque port, à chaque chantier ou à chacun des quatre axes du financement. Les priorités sont donc identifiées, tandis que leur traduction en budgets individualisés, en marchés et en calendriers d’exécution reste à confirmer.

Quatre axes de modernisation et de transition

Le premier axe concerne la réhabilitation et le renforcement des infrastructures portuaires. Le deuxième porte sur les énergies renouvelables et le dessalement d’eaux non conventionnelles. Le troisième vise l’extension et la modernisation des ports de pêche, tandis que le quatrième est consacré à la décarbonation et à l’électrification des quais. Ensemble, ces orientations relient les besoins d’infrastructure aux enjeux énergétiques, hydriques et climatiques identifiés dans le programme.

Des initiatives antérieures de l’ANP donnent un contexte concret à certaines de ces orientations, sans préjuger de leur financement par la nouvelle enveloppe. L’agence a signalé une station de dessalement alimentée par des énergies renouvelables en fonctionnement à Lamhiriz, ainsi qu’une station de déminéralisation similaire en construction à Tan-Tan. Elle a également fait état de stations de dessalement prévues à Laâyoune, Boujdour et Dakhla.

Six localités nommées, une liste complète encore attendue

La couverture actuelle nomme six localités des Provinces du Sud parmi les opérations concernées : Tan-Tan, Tarfaya, Laâyoune, Boujdour, Dakhla et Lamhiriz. Cette énumération permet d’identifier un périmètre territorial explicite, mais elle ne doit pas être présentée comme la liste exhaustive des bénéficiaires. Le chiffre de onze ports provient d’une annonce antérieure sur le financement alors prévu pour 2026, et non de la liste détaillée publiée lors de la signature.

Cette distinction évite de confondre deux niveaux d’information vérifiée. D’un côté, la déclaration de novembre confirme le montant de 100 millions d’euros et cite six implantations. De l’autre, le cadrage communiqué en octobre 2025 évoquait onze ports atlantiques. Tant qu’une liste complète n’est pas rendue disponible dans les éléments examinés, les cinq autres ports éventuels, leurs projets précis et la part qui leur reviendrait ne peuvent pas être établis.

Résilience climatique et prochaines précisions attendues

La résilience climatique constitue un fil directeur du projet. L’ANP la présente comme une exigence stratégique pour les ports marocains et indique avoir investi dans des systèmes de mesure océanographique et climatique. De son côté, une mission de l’AFD dans les ports de pêche de Laâyoune, Boujdour et Dakhla avait retenu le développement de l’économie bleue, des ports plus verts et la résilience des infrastructures parmi les priorités de futurs financements.

L’ambassadeur de France a également souligné l’importance économique des infrastructures portuaires et la nécessité de protéger les installations côtières face à la montée du niveau marin et aux fortes vagues. La déclaration du 3 novembre donne désormais un cadre financier à ces priorités. Les prochaines informations attendues concernent la liste finale des ports, les allocations par projet, les étapes de mise en œuvre et les échéances, qui ne figurent pas dans les sources examinées.

Sources consultées